Où est mon attention ?

Où est mon attention ?

La concentration, les neurones coeurs et le mode marionnette

Hier, L. 18 ans, terminale, à 14 jours de passer le bac, me dit :  » Je vais au CDI, je m’assois avec tout le monde pour réviser, et puis au bout de 30 minutes, soudain, ça me saoule, je m’en vais ! »

Moi aussi, « ça me saoule de temps en temps », même si je le vis autrement.

J’écris, des articles de blog, de journaux, un livre, ect. Souvent c’est difficile, et je sens que je peine, à exprimer ce que je souhaite, avec une phrase un peu trop lourde, avec des idées un peu embrouillées. Et bien quand c’est difficile, soudain, je me retrouve sur Facebook !, ou bien mon bras se dirige seul vers mon téléphone, ou encore me voilà debout à regarder où peut bien se trouver mon chat.

Oui, quand c’est difficile notre cerveau fait de la résistance, et certains de nos neurones donnent des ordres, et nous font un peu agir comme des marionnettes. Le cerveau va vers la facilité et ce qu’il aime de préférence.

Le savoir, ça aide, le détecter chez soi aussi : « Ah, mon attention vient de se faire détourner par mes neurones coeurs ! » Je peux lever les bras en signe de victoire, je peux respirer, aller boire un verre d’eau et me puis me remettre au travail. En classe, je peux bailler, étendre mes jambes, prendre une ou deux grandes inspirations, me centrer quelques secondes sur ma respiration, me concentrer sur mes mains étalées sur la table en faisant passer mon regard d’un doigt à l’autre puis reprendre avec confiance le fil de ce qu’il se passait en classe.

« Ca me saoule ! » Oui, et c’est normal, mais on n’est pas obligé de devenir la marionnette de son cerveau !

Un chouette livre qui parle de tout cela en BD : Les petites bulles de l’attention par Jean-Philippe Lachaux, aux éditions Odile Jacob

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