Mon chat est insécure résistant

Mon chat est insécure résistant

Samedi dernier, lors d’une conférence de Blaise Pierre Humbert, sur la théorie de l’attachement, j’ai reconnu mon chat dans la description du type d’attachement insécure résistant !

Barbouille, mon chat, noir, est une femelle qui nous a adoptés lorsqu’elle avait environ 8 mois. Elle a tourné quelques temps autour de la maison, avant de se décider à nous aborder, je ne sais rien de son enfance, ni de la façon dont sa mère s’est occupée d’elle, ni de l’abandon dont elle a été victime. Par contre, je l’ai vraiment reconnue dans la description suivante : trop dans l’émotion, trop démonstrative, pleurnicharde, a du mal à voir la limite entre elle et moi, contagion affective, se positionne en victime.
Un vrai pot de colle, prête à n’importe quoi pour avoir le câlin dont elle a envie, ne se soucie pas de savoir si je me sens disponible pour cela. D’ailleurs, à l’instant même, elle me grimpe sur l’épaule pour me  patouiller l’oreille avec la tête, tout en bavant et me labourant le dos de ses griffes, pratique pour écrire !

Il y a trois types d’attachement, catégorisés par Marie Ainsworth (1913-1999), permettant de mesurer la qualité de sécurité affective des enfants (pas des chats !). On trouve dans toutes les cultures deux tiers d’enfants sécures, caractérisés par le fait qu’ils ont une assez bonne estime d’eux, se montre empathiques, sont plutôt populaires et résilients, on est plutôt chaleureux quand on s’occupe d’eux. Dans le tiers restant les enfants sont insécures évitants, et le montrent par une certaine agressivité envers les autres, une tendance à la moquerie, ils ne sont pas très aimés, et provoquent une envie de contrôle quand on s’occupe d’eux. Ils peuvent aussi être comme mon chat, insécure resistant, trop démonstratif, facilement contaminé par les émotions des autres, se plaçant comme victime, et on a tendance à infantiliser ces enfants.

D’enfant sécure ou insécure, on devient un adulte du même type, et un parent ou éducateur idem qui élèvera des enfants …

Evidemment, on parle de cette sécurité qui nous fait avancer dans la vie et aborder chaque journée avec une confiance plus ou moins importante. Cette possibilité que l’on a de nouer des relations de qualités et satisfaisantes avec nos proches. Ce sur quoi se base notre sentiment de bonheur dans la vie.

Cette sécurité s’installe dans la petite enfance en fonction de la qualité des réponses que l’on obtient à nos besoins, nos demandes, nos pleursInutile de vous faire un dessin, c’est l’éducation bienveillante qui permettra à un enfant de développer les caractéristiques d’un attachement sécure et de se développer harmonieusement vers une vie d’adulte sécure.

Marie Ainsworth, bien aidée par une de ses élèves restée dans l’anonymat, a mis au point un protocole appelé « situation étrange » qui permet d’observer les réactions d’un enfant lors de la séparation de courte durée d’avec sa mère ou tout autre figure d’attachement, et lors des retrouvailles avec celle-ci, et qui permet de décrire la qualité du lien d’attachement.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sécurité : faites le calcul *