L’école à la maison pour tous, prendre son temps.

L’école à la maison pour tous, prendre son temps.

Toile d’araignée

14 jours sans école en présentiel, le temps des petites vacances ! Mais il semble que cela n’ait rien à voir avec des vacances pour les enfants. La continuité pédagogique est bien chargée et les parents se sentent des professeurs improvisés pas toujours consentants.

Alors on se souvient que ce qui est important et permettra que cette période ne soit pas du temps perdu en terme d’apprentissage pour les enfants, ce n’est pas de faire des heures d’exercices, d’être en conflit avec les parents et de se dégoutter de cette période à la maison, bien au contraire.

Voici un petit récapitulatif de cette formation accélérée pour l’école à la maison (en fait, on fait tout sauf l’école finalement) :

On se rappelle donc de créer une bonne ambiance, de penser à soigner l’être ensemble et le faire ensemble.

On ne se fait pas plus exigeant que l’école, et l’on ne demande pas plus d’une heure de travail par jour pour les primaires, deux heures à peine au collège, et trois heures (c’est royal) chez les lycéens.

Par contre, on est attentif à ce que les enfants puissent bouger librement même dans un petit espace.

Et l’on ne prend pas peur s’ils nous déclarent s’ennuyer, c’est plutôt bon signe, c’est bon pour leur santé mentale, et leur créativité.

Si la charge scolaire est lourde, il sera de bon ton pour le parent de faire le régulateur, et de définir des priorités pour conserver un temps de travail correct. Réguler cela s’apprend aussi sans se laisser guider par la peur que l’enfant rate son année scolaire.

On leur propose de lire, oui mais dans certaines conditions. La lecture, cela ne peut pas faire de mal.

On vise l’autonomie, oui mais pas celle qui arrange les parents, plutôt celle qui résulte de la connaissance de soi.

Et l’on régule l’accès aux écrans pour le bien-être de tout le monde.

Avec ce sommaire des derniers articles à retrouver sur le blog, je me rends compte que c’est déjà un bien beau programme. Celui-ci peut vraiment transformer cette période sans école en richesse éducative. Et rassurons nous, il y a des jours où cela marche comme sur des roulettes, et des jours où rien ne fonctionne, c’est de l’apprentissage !

On sent bien l’idée de cette trame : « prendre son temps », « ralentir » ! Sortir du rythme effréné que nous impose la société actuelle. Nous n’en prenons pas forcément conscience au quotidien, et l’on se retrouve avec des burns out, même chez les enfants. (Mais aussi chez les parents de l’instruction en famille si l’on n’y prend pas garde , le numéro 27 du magazine Les Plumes en témoigne)

Voilà donc cette opportunité que nous offre le confinement. Même si je sens bien, que pour beaucoup, l’enjeu semble plutôt de maintenir un cadre (j’entendais même un conseil dans une émission de radio, où l’invité préconisait d’en venir à un cadre militaire, sous peine de…et bien, je ne sais pas trop de quoi! Découvrir un mode de vie, beaucoup plus agréable, peut-être ?)

Ne serait-ce pas plutôt l’occasion de se réveiller sans réveil, juste avec les bruits de la communauté confinée qui s’anime, ou mieux encore avec les chants d’oiseaux que nous réentendons désormais ? Bon, avec le changement d’heure, il s’avère que je me lève naturellement une heure plus tard ! Peut-être pourrions nous laisser aux plus jeunes, le temps de s’habiller seuls. Pourquoi pas le temps de trainer dans la salle de bain.

Garder le temps de jouer, de rêver et de s’ennuyer. Faire moins de choses, et les faire pleinement, sans courir. Je laisse là-dessus la parole à Thomas d’assembourg, particulièrement convaincant dans cette vidéo : Je ne m’appelle pas dépêche toi !

Et pour terminer sur le sujet, voilà ce que j’écrivais à la même époque, en 2012, sur un autre blog et qui peut vous rappeler ce qu’est, sans confinement, le quotidien d’un enfant nommé « dépêche toi » :

« Prendre du temps avec ses enfants, prendre son temps avec ses enfants. Oui, mais le temps de quoi ? Prenons-nous vraiment le temps d’être avec nos enfants ? Nous laissons-nous la possibilité d’avoir du temps riche et de qualité avec eux ?

Le quotidien est très chargé entre le travail, les tâches ménagères, les loisirs des uns et des autres. Bien évidemment nous accompagnons nos enfants à l’école, à leurs activités. Nous passons quotidiennement du temps avec eux pour les devoirs, les repas, le bain… Mais durant ses tâches obligatoires, il est fréquent que nous les bousculions, que nous râlions parce que cela ne va pas assez vite, que ce n’est pas bien fait, que ce n’est pas rangé… Ce n’est pas ce temps-là qui favorise les bonnes relations,  par contre il sera d’autant meilleur que la relation aura été nourrie par ailleurs.

Il faut donc consacrer du temps à nourrir cette relation, pouvoir sortir du quotidien, partager des moments agréables qui déboucheront sur un sentiment de complicité et tisseront des liens solides. Il faut pouvoir sortir du rôle de celui qui sait pour redescendre au niveau de l’enfant. Il est intéressant d’être dans le partage : que nos enfants apprennent de nous, mais que nous apprenions d’eux aussi. On peut lâcher son rôle de décideur, de super organisateur et se laisser guider par nos enfants. Pourquoi ne pas les imiter dans le lâcher prise complet qu’ils adoptent quand ils s’amusent, quand ils rient ? Il est bien de ne pas avoir trop d’attentes quand à ce moment, en dehors d’être ensemble, de se faire plaisir, de partager.

On peut sortir : se promener dans la nature, aller dans un square, au skatepark (et chausser nous même les rollers ?), à la piscine, et réellement jouer, être curieux de ce qui nous entoure, faire un mandala landart, un muséum du coquillage. Ou bien aller au musée, trouver un atelier parents-enfants de loisirs créatifs, de cuisine, de peinture, de sport. On peut aller au cinéma voir un film qui plait à tous. On peut visiter un salon du livre jeunesse, une fête du blé, une fête du jeu…

On peut aussi rester à la maison et faire des jeux de sociétés, de la cuisine ou regarder la télévision, lire un livre.

Evidemment, on ne s’attaquera pas à confectionner un gâteau si l’on ne supporte pas de voir la cuisine dérangée, au risque de voir le bon moment tourner au conflit. Pour faire ce genre de choses avec les enfants, il faut un peu de souplesse et de tolérance, et prévoir d’avoir du temps pour ne pas se retrouver à devoir, comme d’habitude, les bousculer. On pensera aussi à choisir une activité que l’on apprécie, ce n’est pas un sacrifice, et il faut que tout le monde y trouve son compte. On sera attentif à ne pas lasser les enfants, attention à la visite au musée trop studieuse !

Si vous n’avez pas l’habitude de vous accorder ce temps, il faut un début à tout et un apprentissage est nécessaire. Ne soyez pas étonné de ne pas vivre des moments complètement délicieux dès la première fois, il est parfois difficile de sortir de son rôle habituel, pour les parents comme pour les enfants. Persévérez ! Je ne suis pas tout à fait d’accord avec l’expression « ce n’est pas la quantité qui compte, mais la qualité », car sans quantité il est souvent bien difficile d’avoir la qualité. »

Sur la page Facebook les parents ont du talent, je mets en ligne chaque jour un mandala à colorier.

Je suis disponible par téléphone, skype, Facetime (on trouvera bien un moyen), pour vous aider dans cette période difficile pour l’exercice de votre parentalité. Au tarif spécial de 20 euros la séance d’une heure. Réservation au 06 63 77 82 75.
Je reste bien sûr disponible aussi pour accompagner les enfants, et les jeunes sur leurs apprentissages. Je peux donner un coup de pouce pour organiser le travail des lycéens qui préparent le baccalauréat, mais aussi s’il leur reste des lettres de motivation pour les inscriptions parcours sup. On fera tout cela en ligne.

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