Droit à l’erreur

Droit à l’erreur

On apprend de ses échecs, vitrine de noël du Printemps Hausmann Paris 2012, Crédit Photo – Kristin Leroy

A. dans son dernier devoir maison de mathématique n’est pas allé au bout d’un exercice : dommage, la note s’en ressent, mais tant mieux aussi, car il a pu repérer ce détail qu’il avait négligé et il ne le refera pas lors de l’épreuve du Diplôme National du Brevet.

P. a redoublé sa classe de terminale malgré son bac en poche pour avoir un meilleur dossier, c’était une erreur : cette année, il est totalement démotivé et arrête en cours d’année. Mais il semble qu’il ait mûri dans cette expérience, et soudain il se projette plus sérieusement dans l’avenir.

Mon fils aîné a raté son baccalauréat une première fois par manque de travail, aujourd’hui à l’école d’Architecture, il peut dire qu’il avait besoin d’encore un peu de temps avant de quitter la maison.

Nos échecs nous font grandir, et les réussites sont faites de cette combinaison entre succès et échec. «  Se planter » est formateur, même si c’est plutôt mal vu en France. Le système scolaire français est ainsi fait que des notes sanctionnent l’apprentissage et que le passage dans la classe supérieure en dépend. Il est certain que devant une avalanche de mauvaises notes la confiance en soi baisse. A nous parents de ne pas en ajouter, et de considérer ces notes pour ce qu’elles sont : le reflet d’un apprentissage en cours.

Donc déjà, on calme notre angoisse de les voir échouer en lisant ce dossier, puis on porte un regard différent sur la mauvaise note pour poser les bonnes questions :

Que s’est-il passé  pour toi durant ce devoir ? Avais-tu compris, mémorisé ta leçon ? As-tu eu des problèmes pour comprendre la consigne ? Comment les choses te sont-elles revenues ? De quoi aurais-tu eu besoin pour y arriver ?…

Il faut poser des questions,  pas pour sanctionner, mais pour que l’enfant puisse tirer des leçons de ce qui lui a valu une mauvaise note. Et l’aider à trouver des solutions. Parce que « Errare humanum est, perseverare diabolicum », ou autrement dit : « la chute n’est pas un échec, c’est de rester là où l’on est tombé qui l’est ». Valable pour nous aussi, adultes.

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