Calendrier de l’Avent 2016 en mandala

mandala à coeurs bleu

Crédit photo – Kristin Leroy – Création – Kristin Leroy

Pour la troisième année consécutive, voici le calendrier de l’Avent lesparentsontdutalent 2016.

Imaginez que pendant cet Avent, pour se relier à soi au milieu de la frénésie mercantile qui s’empare de nous tous, vous preniez le temps de mettre en couleurs chaque jour un des mandala originaux que j’ai créés rien que pour vous.

L’année dernière vous étiez une cinquantaine d’inscrits et, je me plais à l’imaginer, à vivre l’instant présent presque tous ensembles chaque jour de l’Avent avec le mandala du jour . C’est un mouvement collectif de méditation qui crée une dynamique zen dans le ton de la saison automnale-hivernale d’introspection, et qui fait du bien au monde. j’espère que notre cercle va s’agrandir cette année.  

Offrez-vous et offrez à vos enfants un temps de calme chaque jour pour arriver à Noël plus calme, plus détendu. Et puis avec les mandala, il y a un petit message qui arrive dans votre boite mail chaque jour. Je prends soin de l’écrire avec l’inspiration du jour, et j’espère qu’il vous aide aussi à cheminer.

Entre le 1er décembre et le 24 décembre, inscrivez-vous sur le formulaire qui surgit en bas d’écran ou sur celui dans la colonne de droite, et recevez chaque jour, dans votre boite mail, un mandala inédit à mettre en couleur.

Une mind map, même pour les maths ?

carte mentale sur les expressions littérales mathématiques

crédit photo : Kristin Leroy

Mercredi après-midi, 14 heures, il pleut et j’ai rendez-vous avec une maman et ses deux filles de 12 et 7 ans pour apprendre à faire des cartes mentales. Après les explications, nous faisons un essai. La maman prépare la soirée de Noël et les deux jeunes filles leur anniversaire (apprendre la technique sur du facile, du ludique).

Tout de même, pour l’ainée, C, ce sont les maths qui posent un peu problème : « Mais comment peut-on faire une mind map en Maths ?« . Difficile à imaginer pour la maman et sa fille.

On peut par exemple partir de ce que l’élève a retenu de son cours. En effet, on sait toujours quelque chose sur le sujet, même si ce n’est pas tout à fait juste, même si ce n’est pas très structuré, même si ce sont des détails, même si on a retenu qu’un seul truc… Et quand on sait que les nouvelles connaissances vont s’ancrer sur le savoir que l’on possède déjà, c’est important de faire vivre ce savoir.
Alors la bonne question pour démarrer c’est :  » qu’est qui te revient de ton cours ? » (c’est différent de : ce que tu sais, ce que tu te souviens, c’est quoi…) Ce n’est pas un contrôle, alors pas de pression, on aide à faire revenir : » revois-toi dans la classe, souviens-toi de la voix de ton prof, avez-vous fait un exercice…. »

On pose le sujet au milieu de la feuille : « expressions littérales » ( Bah, équation, en fait) symbolisée par un belle lettre, par exemple.

Sur des branches autour, on note ce qui revient : pour C, c’est que l’on peut enlever le signe multiplier entre un nombre et la lettre x. Pas évident pour sa mère de ne pas intervenir, car elle avait l’impression que sa fille confondait la lettre x avec le signe multiplier. Mais à ce stade, on laisse revenir comme cela vient, et on n’intervient pas dans les connaissances (même fausses).

Quand le jeune ne trouve plus rien à dire, on part, mind map en main, faire une enquête dans le livre ou le cahier de cours. Et on cherche à trouver :
- la justification de ce dont on se souvenait,
- des précisions sur ce dont on se souvenait,
- l’infirmation, éventuellement, du souvenir, et à quoi il correspond alors,
- tout ce dont on ne se souvenait pas.

On organise tout cela sur la mind map du départ ou sur une nouvelle si les informations ont besoin d’être réajustées. 

Le jeune mathématicien aura organisé les connaissances, trituré les notions, ce qui engendrera la compréhension, et un début de mémorisation. On peut ensuite rechercher dans la carte ce que l’on va utiliser pour un exercice donné, et aussi bien sûr, apprendre sa leçon. Nettement plus ludique et impliquant qu’une simple relecture du cours.

Pour apprendre à faire des mind map, vous pouvez assistez à l’un des ateliers parent enfant que j’organise à Dinan, Saint-Malo ou Saint-Brieuc (les prochains : vacances d’hiver 2017). Nous pouvons en organiser un chez vous, avec vos amis et leurs enfants intéressés. Nous pouvons aussi prévoir de le faire comme dans cet article, chez vous ou chez moi, en petit comité familial. Contactez-moi au 06 63 77 82 75

Mon chat est insécure résistant

Samedi dernier, lors d’une conférence de Blaise Pierre Humbert, sur la théorie de l’attachement, j’ai reconnu mon chat dans la description du type d’attachement insécure résistant !

Barbouille, mon chat, noir, est une femelle qui nous a adoptés lorsqu’elle avait environ 8 mois. Elle a tourné quelques temps autour de la maison, avant de se décider à nous aborder, je ne sais rien de son enfance, ni de la façon dont sa mère s’est occupée d’elle, ni de l’abandon dont elle a été victime. Par contre, je l’ai vraiment reconnue dans la description suivante : trop dans l’émotion, trop démonstrative, pleurnicharde, a du mal à voir la limite entre elle et moi, contagion affective, se positionne en victime.
Un vrai pot de colle, prête à n’importe quoi pour avoir le câlin dont elle a envie, ne se soucie pas de savoir si je me sens disponible pour cela. D’ailleurs, à l’instant même, elle me grimpe sur l’épaule pour me  patouiller l’oreille avec la tête, tout en bavant et me labourant le dos de ses griffes, pratique pour écrire !

Il y a trois types d’attachement, catégorisés par Marie Ainsworth (1913-1999), permettant de mesurer la qualité de sécurité affective des enfants (pas des chats !). On trouve dans toutes les cultures deux tiers d’enfants sécures, caractérisés par le fait qu’ils ont une assez bonne estime d’eux, se montre empathiques, sont plutôt populaires et résilients, on est plutôt chaleureux quand on s’occupe d’eux. Dans le tiers restant les enfants sont insécures évitants, et le montrent par une certaine agressivité envers les autres, une tendance à la moquerie, ils ne sont pas très aimés, et provoquent une envie de contrôle quand on s’occupe d’eux. Ils peuvent aussi être comme mon chat, insécure resistant, trop démonstratif, facilement contaminé par les émotions des autres, se plaçant comme victime, et on a tendance à infantiliser ces enfants.

D’enfant sécure ou insécure, on devient un adulte du même type, et un parent ou éducateur idem qui élèvera des enfants …

Evidemment, on parle de cette sécurité qui nous fait avancer dans la vie et aborder chaque journée avec une confiance plus ou moins importante. Cette possibilité que l’on a de nouer des relations de qualités et satisfaisantes avec nos proches. Ce sur quoi se base notre sentiment de bonheur dans la vie.

Cette sécurité s’installe dans la petite enfance en fonction de la qualité des réponses que l’on obtient à nos besoins, nos demandes, nos pleursInutile de vous faire un dessin, c’est l’éducation bienveillante qui permettra à un enfant de développer les caractéristiques d’un attachement sécure et de se développer harmonieusement vers une vie d’adulte sécure.

Marie Ainsworth, bien aidée par une de ses élèves restée dans l’anonymat, a mis au point un protocole appelé « situation étrange » qui permet d’observer les réactions d’un enfant lors de la séparation de courte durée d’avec sa mère ou tout autre figure d’attachement, et lors des retrouvailles avec celle-ci, et qui permet de décrire la qualité du lien d’attachement.

 

Quand la gentille…se fait un peu moins gentille !

mandala sur un mur par jeune fille en rose

J’anime un atelier mandala pour un groupe d’enfants de CE2-CM1, une heure et demi dans le cadre des TAP. Ils sont nombreux, 18, ce qui n’est pas l’idéal pour créer un climat calme et bienveillant. Je m’y efforce depuis 7 séances.
Mais cette semaine la gentille dame des TAP s’est faite menaçante, car il m’était de plus en plus difficile d’intervenir au milieu des récriminations des uns, de l’agitation des autres.

Hier j’ai trouvé que j’avais épuisé mon capital sympathie ces dernières semaines. J’avais répété les règles inlassablement et calmement avec un minimum de mots, je n’avais pas posé d’interdits directs. J’avais écouté les doléances de chacun, accueilli les émotions des uns et des autres. J’avais tenté de ne pas stigmatisé les plus agités, les rejetés, de protéger les plus faibles. J’avais laissé une certaine liberté de mouvement, de parole, de création personnelle.

Malgré cela, gros chahut de début de séance et débordements en tout genre.

Alors, j’ai haussé la voix, j’ai exigé le silence, j’ai donné l’ordre de se ranger deux par deux, j’ai fait du chantage « on ne fera rien, tant que… », j’ai mis au point une organisation militaire ne laissant place à aucune spontanéité (pas le droit de bouger le petit doigt sans y être invité). J’ai abandonné mon sourire pour un masque des plus sévères.

Je vous rassure, aucun enfant n’a été maltraité (enfin, si on considère que l’attitude décrite ci-dessus n’est pas de la maltraitance), je me suis bien gardé d’accuser les personnes, je m’en suis prise aux comportements. J’ai tenté de parler de moi et de dire JE plutôt que VOUS-TU (ai-je tout à fait réussi ?). J’ai contenu, tant que je pouvais, à la force d’une autorité adulte sur des enfants, ce qui m’a demandé une énergie folle.

Et j’aime autant vous dire qu‘ils ont filé doux.

Mais je ne m’en glorifie pas, j’en suis plutôt catastrophée. Surtout qu’une des enfants est venue me dire : « c’était la meilleure séance de mandala* ! ». Ouf, j’ai fini la période en beauté.

Je remarque depuis trois années que j’interviens dans les TAP, que, pour la plupart, les enfants sont tellement contenus dans un cadre strict que dès qu’on l’assoupli, ils sont perdus. Ils n’ont pas appris à se contenir eux-même, à s’auto-gérer. Ils ne savent que faire d’une liberté d’expression et de mouvement inhabituelle. Ils fonctionnent à la peur, et attendent de la ressentir pour adapter leur comportement. Ils sont loin de leurs besoins et agissent souvent comme de jeunes chiens fous, et sont incapables de se fixer eux-même des limites suffisamment cohérentes pour leur âge.

Je cherche encore, malgré des circonstances défavorisantes (nombre d’enfants, séances trop peu nombreuses, cadre des TAP difficile), à créer un climat bienveillant au sein de mes groupes. Et j’y arrive souvent, mais cela demande à se propager pour que l’auto-discipline des enfants puisse vraiment exister.
Que faites-vous, ou que pourriez-vous faire dans vos familles, vos classes, vos groupes, pour accompagner les enfants vers une meilleur gestion d’eux-même.

* Pour tout vous dire, c’est quand même grâce à l’activité, car nous avons dessiné sur les murs de la cour à la craie, évidemment, ils ont adoré.

 

Il n’y a pas que l’école dans la vie

grenouille en peluche, appeau et paroles de chansonL. est venue me voir fin août, son année de Terminale la tétanise. Elle sent qu’elle ne va pas y arriver : pas supporter son année, pas avoir le bac !

A ma question en mind map, » comment vois-tu ta vie ?« , elle ne voit rien, juste que son année va être terrible. Elle ne sait plus ce qui fait sa joie dans la vieLa peur et le scolaire ont pris toute la place. (La séance suivant, L. a recontacté sa joie de vivre et se souvient qu’elle a des amis qu’elle aime et qui l’aiment, qu’elle s’éclate dans son club d’équitation…).

Quelques fois, nous, les parents, avons un peu tendance à présenter une seule facette de la vie à nos enfants, nos jeunes.

Nous sommes tellement inquiets pour leur avenir, tellement soucieux qu’ils trouvent une place dans la société, tellement pris dans le tourbillon de tout ce que nous devons faire, tellement soumis à la pression du monde du travail et du monde économique, que nous avons tendance à ne plus voir que les obligations, les difficultés, les améliorations à apporter. Et c’est ce que nous leur communiquons !

Lorsque nos seules questions sont à propos des notes et du comportement. Lorsque nous leur disons « Bon courage » avant l’école. Lorsque nous insistons sur les mauvaises notes. Quand nous ne parlons que des difficultés de notre journée… Nous leur présentons alors un bien triste regard sur la vie.

Un enfant inquiet, ressentant une pression sur sa réussite scolaire, sera beaucoup plus fragile dans ses apprentissages. Les neurosciences nous apprennent que le stress va envahir la mémoire de travail et qu’il ne restera plus de place pour mémoriser, comprendre, réfléchir…

Alors que pourriez-vous inventer pour que le scolaire n’envahisse pas l’espace entre vous et vos enfants, que la joie enfantine naturelle reste bien présente dans votre vie familiale ?

Je donne une conférence vendredi 14 octobre à la Médiathèque de Vezin le coquet en Ille et Vilaine, dans laquelle il sera question de cela pour « éviter la crise de nerfs à l’heure des devoirs ».

 

Le coeur et les piquants

Cactus coeur et kumquat

A quoi je me rends disponible ?

C’est la question que s’est posée une maman lors d’un accompagnement parental. Un leitmotiv pour se souvenir d’être pleinement à ce que l’on fait, et non à plusieurs endroits à la fois. En pensées, parce que physiquement, on a tout de suite remarqué que nous n’avions pas le don d’ubiquité.

C’est l ‘attention de la pleine conscience. Bien sûr, il peut se passer plein de choses à la fois, des pensées diverses et multiples peuvent me traverser. Mais je peux choisir à quoi je me rends attentif : au coeur, aux piquants, au ciel bleu, aux kumquats de la photo ci-dessus ? C’est le rien que.. de Christophe André et de Montaigne : rien que lire, rien que manger, rien que danser…

Transposer dans le monde d’une maman, d’un papa, cela peut vouloir dire : rien qu’écouter, rien que jouer, rien que rire, rien que répondre à la question, rien que consoler

Il est habituel d’entendre que l’on doit, lorsque l’on est parents, se préserver du temps libre personnel ou en couple, pour ensuite offrir un temps de qualité à ses enfants. Mais pour accéder au temps de qualité, il faut aussi faire le choix de la disponibilité durant ce temps avec ses enfants.

Nous avons pu remarquer avec cette maman, que souvent, lorsqu’elle était avec son fils et sa fille, elle était aussi en train de gérer mille choses dans sa tête, de répondre à mille questions, de penser à ce qui va se passer après. Et de tenter d’offrir une réponse à tout ce que ses enfants lui confient, de s’inquiéter du retentissement du moindre événement.

Mais nos enfants, quand ils sont avec nous, ont juste besoin que nous soyons présent, que notre attention ne soit pas dispersée ou occupée ailleurs. Ils ont bien souvent juste besoin que nous les écoutions, et ne nous demandent pas de trouver des solutions pour eux. Des plus petits, nous pouvons même (ré)apprendre l’engagement total dans une activité, comme lorsqu’ils jouent et sont pleinement présent à leur jeu.

Pas tout le temps, pas en permanence, mais suffisamment souvent pour que le besoin d’être écouté, de se sentir exister de nos enfants soit reconnu. Ils seront peut-être même moins demandeurs au quotidien, une fois assurés qu’ils ont cette possibilité d’être complètement écoutés.

Par petits bouts, petits pas, petit à petit, exercez votre qualité de présence à vos enfants et soyez clairs avec vous-même : à cet instant à quoi je décide de me rendre disponible ?

Parce que le scolaire pèse lourdement sur l’ambiance familiale, j’offre un coaching scolaire aux enfants. Mais il est aussi possible de travailler sur votre parentalité, en séances individuelles sans les enfants. Contactez-moi au 06 63 77 82 75.

La rosée du matin

laisser se connecter les enfants avec la nature, une belle toile avec de la roséeCe matin le 8 ans et le 3 ans que j’accompagne, sont allés courir dehors et pieds nus après que j’ai suggéré que « courir et crier, c’est dehors ! Dans la maison on marche et on parle doucement. »

Je les retrouve donc en train de courir, en slip, dans l’herbe du jardin et de crier en riant « Oh, c’est froid, c’est froid ! ». Il est 8 heures du matin, il fait 9 degrés, l’herbe est pleine de rosée.

Je croise les doigts pour qu’ils ne soient pas malades juste après cela. Mais ce dont je suis sûre, c’est que leur journée va bien se passer !

En effet, vous le constatez peut-être, on le lit fréquemment sur l’Internet, et les plus récentes découvertes en neuroscience nous le confirment : l’exercice, le grand air, la nature, sont bons pour les apprentissages, pour la santé, pour la sensation de bonheur même.

Ce que les maîtres de yoga font en toute conscience pour être en communion avec la nature, les éléments, prendre soin de leur corps et de leur âme, nos enfants savent le faire spontanément. Marcher dans la rosée au petit matin. Si c’est bon pour les yogis, c’est bon pour nos enfants et pour nous aussi.

Steiner, grand pédagogue du XXème siècle, le prône dans la pédagogie Warldorf-Steiner, les 7 premières années de l’enfance sont consacrées à la découverte de la nature. Aujourd’hui, des crèches équipent les enfants de la tête aux pieds et les emmènent sauter dans les flaques de boue. Il existe dans quelques pays des éco-crèches dans la forêt. Des écoles proposent aux enfants de passer des journées de classe en forêt. Outre Atlantique, on parle de la Green Hour pour ce moment de temps libre passé dans la nature après l’école.

On constate qu’être dans la nature, bouger dans la nature, être en contact étroit avec elle, est bénéfique aux enfants, dans leurs apprentissages et leurs comportements. Cela leur permet de se développer plus harmonieusement. Ils ont des expériences sensorielles enrichissantes (comme sentir l’herbe et la rosée sous les pieds nus). Ils se sentent en lien avec leur environnement. Ils exercent leur curiosité. Ils se dépensent physiquement. Tout cela permet la libération d’hormones du bien-être (dopamine, sérotonine, endorphine).

Dans notre monde hyper sophistiqué, sédentaire, revenir à des activités libres, simples et en mouvement peut être essentiel à la santé et au bien-être.

Plus facile à faire quand on habite à la campagne, que l’on dispose d’un jardin, mais possible en ville même si l’on vit en appartement pour peu que l’on soit persuadé de son utilité. c’est quand même un remède plutôt sympa contre les méfaits du stress, l’agitation, le défaut d’attention. Comment faites vous avec vos enfants ?

Et souvenez-vous Nos enfants ne sont pas des poupées.

J’ai beaucoup de chance, je me « force » autant que possible à aller marcher sur la plage chaque matin, et je n’y arrive pas toujours.

 

 

Découvrir les richesses du mind mapping

Affiche promotion atelier Mind mapping Août 2016

J’ai participé à ma deuxième session de formation en coaching scolaire il y a peu, nous avons passé en revue les mécanismes de l’attention, la mémoire et aussi les différents troubles des apprentissages. Et forcément dans les propositions d’aide une grande place est faite au mind mapping. C’est vraiment un outil « biocompatible » dont la renommée bonifie de jour en jour avec les avancées des neurosciences.

Ma voisine de table s’est formée seule depuis peu et expérimente la prise de note en carte heuristique. Mais elle n’est pas totalement satisfaite, alors je lui glisse les quelques éléments qui lui manquent.
La couleur : elle fait ses cartes au crayon à papier car elle ne se sent pas sûre d’elle. Pourtant c’est la couleur, différente pour chaque branche, qui fait la différence et enrichit la carte.
Les branches : toutes droites sur la carte de ma voisine, alors que courbes, elles forcent l’œil à prendre en compte le mot qui est dessus. Et surtout on écrit sur la branche et non au bout.
Les mots clés : la plus grosse difficulté étant d’accepter que le plan de présentation soit flou et que la décision de placer le mot à tel ou tel endroit soit prise rapidement. Ma compagne de mind mapping hésite et ne s’autorise pas assez son propre plan. Dans ce cas là, soit la notion se rattache à du déjà vu, donc une branche déjà en place, soit ce sera le départ d’une nouvelle branche.

Nous comparons nos productions, et l’on constate sans surprise que chacune sa carte et chacune son organisation, son style, sa synthèse et sa compréhension. Le petit coup de pouce a été efficace, elle repart de la formation de praticien en coaching scolaire avec un petit bonus : elle maîtrise bien mieux la prise de note en carte heuristique.

Pour recevoir le petit coup de pouce nécessaire à l’utilisation du mind mapping (carte heuristique), ou pour découvrir cet outil performant et biocompatible, il suffit de participez à l’un des ateliers que j’organise !

Le mind mapping, ou faire des cartes heuristiques, est une façon d’organiser ses idées ou des informations sur une feuille de papier. Il est utile aux adultes mais aussi aux enfants avec ou sans troubles des apprentissages.
Je vous propose, ainsi qu’à vos enfants, des ateliers, durant lesquelles je vous aide à prendre en main cet outil dans le cadre des apprentissages scolaires. Les dates pour les ateliers durant les vacances d’hiver sont le 10 février à Saint Brieuc, le 15 février à Dinan et le 18 février à Saint Malo (détails sur l’affiche qui illustre cet article).
Pour réserver par téléphone, c’est au 02 96 86 27 48 ou 06 63 77 82 75, et par mail : kristinleroy@lesparentsontdutalent

Un mandala par jour jusqu’à Noël

Comme en décembre 2014, je vous propose de passer ce mois d’Avent ensemble. Je vous envoie un mandala par jour dans votre boite mail accompagné d’un petit message, après que vous ayez renseigné le formulaire ci-dessous. Et je vous entraîne dans 24 jours de ce qui peut s’apparenter à une méditation.

Colorier un mandala par jour, c’est prendre du temps pour soi, c’est s’arrêter dans la course effrénée et colorée de noël pour arriver au jour J plus détendu, plus présent. Colorier avec ses enfants, c’est mener un projet commun, prendre du temps ensemble agréablement, c’est prendre soin des liens qui nous unissent. C’est important de tenir compte aussi de cette dimension dans les fêtes de fin d’année.

Chez Laëtitia, l’année dernière, ils ont mis en couleur les mandalas en famille et ont constitué une grande fresque sur un mur du salon. Elle y est toujours, et va s’agrandir cette année, c’est superbe.

Vous remarquerez que le formulaire est incomplet. En attendant que je trouve la solution miraculeuse pour qu’il fonctionne correctement, je vous invite à cliquer directement sur le bouton « je m’inscris » sans le renseigner. Cela ouvrira une page vers le vrai formulaire tout beau que vous pourrez remplir. 

 

Un mandala par jour dans ma boite mail jusqu’à Noël

Prises de notes en Mind mapping

Les mind map faites en formation

Le week-end dernier, alors que j’étais en formation, j’ai été interpellée par mes voisines de table :  » Incroyable de te voir mind mapper en même temps que la formatrice parle ! »
C’est juste, j’y suis maintenant habituée et je ne me pose plus de question à ce sujet. Mais avec cette remarque je me remémore que c’est une des dernières compétences que j’ai acquise en mind mapping.
- Faire la synthèse d’informations d’une leçon, d’un livre.
- Chercher des idées, travailler sur un projet.
- Lister des informations, des idées.
Tout cela me semblait facile et faisait depuis longtemps partie de mon quotidien, alors que je n’osais toujours pas prendre des notes lors d’un cours ou d’une conférence.
La peur de rater des informations, la difficulté de savoir par où commencer, le manque de temps pour organiser les branches, le regard des autres sur un comportement différent, tout cela m’empêchait de passer à l’action. 

Alors, un jour, je me suis lancée : il me fallait m’entraîner. J’ai regardé des vidéos documentaires sur Internet et j’ai mind mappé. Des vidéos de neurosciences, sur les dernières découvertes sur le fonctionnement du cerveau. Et en prenant confiance, j’ai commencé à le faire lors de conférences, sur mon petit carnet A 5 et avec l’aide d’un stylo 4 couleurs (à voir une mind map synthèse à partir de celle griffonnée lors d’une conférence). Ou plutôt de deux stylos 4 couleurs, le premier de couleurs classiques (noir, bleu, rouge, vert), le second de couleurs pastels (violet, rose, bleu ciel, vert pâle).

Depuis, en formation, je peux utiliser cette méthode pour m’approprier les notions transmises. En effet, réorganiser les connaissances permet de mieux les comprendre, de les lier avec ce que l’on sait déjà, de les faire siennes.
Dans mon grand cahier à spirales, j’utilise les deux techniques : mind mapping et linéaire. Il me faut faire un choix rapide au moment de la prise de notes. Est ce que la notion abordée se prête plutôt à une organisation en mind map ou plutôt en linéaire ?
- Si je sens que la notion va se décliner en plusieurs sous-branches sans être trop fournie, je mind mapp.
- S’il y a trop d’informations, je découpe en plusieurs mind map.
- Si c’est un peu décousu, et que je ne sens pas le plan, je prends des notes classiques en linéaire.

Je change facilement de page entre les notions, je positionne mon cahier en paysage pour les mind map. Je retourne souvent remettre une nouvelle information sur une mind map précédente, et je me libère ainsi du plan du formateur. Je prends des notes en linéaire au-dessus ou au-dessous de la mind map si je veux garder une citation dans son entier. La prise de notes est assez rapide puisqu’il s’agit de saisir surtout des mots clés, elle demande néanmoins une certaine gymnastique de l’esprit pour les choisir. Pour ancrer encore plus les notions, je tente quelques petits griffonnages, bien utiles à la mémorisation, mais ce n’est pas ma spécialité (sur la photo, petite mind map du milieu). C’est encore un peu un challenge pour moi de changer un mot clé en image clé.

Dans le train du retour (6 heures, Marseille-Rennes)  j’ai relu mes trois jours de notes. J’avoue que j’avais du mal à en avoir une synthèse claire en tête, avec un plan organisé, et un bilan des apports nouveaux. J’ai alors consacré une nouvelle mind map à classer, de façon organisée, ce qui me restait en tête. Elle m’a servie de support pour aller à la pêche, dans mes notes, des notions que je n’arrivais pas à faire revenir et pour les classer dans mon plan (sur la photo, la mind map du dessus, avec 6 branches essentielles).

Dans quelques mois, j’aurai la certification de praticienne en coaching scolaire, proposée par l’équipe de Cogito’z menée par Jeanne Siaud-Fachin.
Je propose des formations au mind mapping pour tout public, des plus jeunes au plus vieux.